Lorsque vous envisagez un divorce et que les frais juridiques et d’avocat semblent insurmontables, la solution de divorcer à l’amiable peut être une option pour minimiser ces coûts. Cependant, si vous rencontrez des difficultés financières, il existe des options pour obtenir de l’aide.

Une possibilité est de demander une aide juridique gratuite totale ou partielle auprès de l’État. Renseignez-vous auprès du tribunal compétent pour votre divorce pour savoir quelles sont les démarches à suivre dans ce cas.

Si votre rente AVS ou AI ne suffit pas à couvrir le minimum vital, vous avez le droit de demander des prestations complémentaires pour compléter vos revenus. Ces prestations ne sont accordées qu’en dernier recours, lorsque toutes les autres sources de revenus ont été épuisées.

Il est important de noter que pour bénéficier de ces prestations, vous devez vous inscrire vous-même et faire valoir votre droit.

Sous le régime de participation aux acquêts, un partage des biens est nécessaire pour déterminer la part des acquisitions effectuées pendant le mariage, à répartir entre les époux. Les biens hérités, les donations et les avoirs antérieurs au mariage sont exclus de cette répartition. La valeur des biens immobiliers est intégrée, tout comme celle des autres actifs, dans le total à partager. Les parties ont une certaine latitude quant à la manière dont elles répartissent ces biens. Par exemple, un bien immobilier peut être attribué en fonction d’une somme d’argent ou d’un transfert d’actions.

Il existe plusieurs signes qui peuvent indiquer que votre enfant a du mal à faire face à la séparation de ses parents, notamment des changements dans son comportement, des troubles du sommeil, des difficultés à l’école ou des manifestations d’anxiété. Il est crucial d’être attentif à ces signes et de lui offrir un soutien approprié. Pour aider votre enfant à surmonter cette période difficile, veillez à maintenir une communication ouverte avec lui, encouragez-le à exprimer ses émotions, assurez-lui une routine stable et envisagez de lui fournir un soutien professionnel si nécessaire.

En Suisse, environ une séparation sur dix se termine par une bataille juridique pour la garde des enfants, mobilisant avocats, experts et tribunaux et entraînant une augmentation des mesures de protection de l’enfance.

Depuis l’introduction de la coparentalité en 2015, le nombre de mesures de protection a considérablement augmenté. En 2022, 17 769 mesures ont été prises, soit près d’un tiers de plus qu’en 2015, mettant ainsi l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA) face à d’importants défis. Les séparations hautement conflictuelles représentent près de la moitié de toutes les mesures de protection de l’enfance en Suisse, mettant ainsi une forte pression sur les ressources de l’autorité.

Bien que la coparentalité ait des effets positifs pour de nombreux couples, elle engendre de nouveaux conflits pour ceux déjà très en désaccord. La nécessité de prendre des décisions ensemble peut susciter des disputes quotidiennes et exacerber les conflits.

Les litiges judiciaires réduisent les chances pour les enfants d’avoir des contacts réguliers avec le parent non gardien. Des interventions politiques sont donc demandées pour améliorer les procédures et minimiser la détresse des enfants.

Un aspect crucial du conflit est la séparation entre l’enfant et l’un de ses parents, souvent le père. Une expertise ou une influence négative peut entraîner une interruption prolongée des contacts.

Un nouveau modèle de résolution des conflits est la médiation obligatoire, qui favorise une intervention précoce pour réduire l’aliénation. Des projets pilotes à Berne et dans le canton de Vaud montrent des résultats encourageants.

En Suisse, les tribunaux ne peuvent pas imposer la médiation avant le divorce aux couples en conflit. Cependant, l’Office fédéral de la justice soutient des projets pilotes démontrant l’efficacité de la médiation pour aider les parents à trouver un terrain d’entente dans l’intérêt de l’enfant. Face à la réalité difficile des séparations conflictuelles, des solutions innovantes sont nécessaires pour protéger le bien-être des enfants et favoriser leur relation avec les deux parents, où la médiation joue un rôle crucial.

Un divorce conflictuel a souvent des répercussions plus néfastes sur les enfants. En revanche, une séparation à l’amiable, marquée par la collaboration des parents, tend à atténuer ces répercussions et facilite l’adaptation des enfants à leur nouvelle réalité.

En général, lors du partage des biens après un divorce, les conjoints ont droit à la moitié des montants accumulés dans le deuxième pilier pendant la durée du mariage. Si le conjoint bénéficiaire de la compensation n’est pas affilié à une caisse de retraite au moment de la division des avoirs de prévoyance, le transfert se fait sur un compte de prévoyance bloqué déjà existant ou à créer. (Consultez un article sur le partage des rentes AVS et la répartition du deuxième pilier pour en savoir plus.)

Les institutions de prévoyance bloquée offrent différentes options d’investissement pour faire fructifier ces avoirs, ce qui peut conduire à des rendements plus élevés à long terme, bien que la valeur des actifs puisse varier.

Vous avez le choix entre différentes stratégies d’investissement, de la plus conservatrice, sans actions, à celle orientée vers la croissance, avec jusqu’à 90% d’actions, selon vos préférences.

Les comptes et les polices d’assurance-vie bloqués conviennent à ceux qui souhaitent éviter les fluctuations de la valeur de leur épargne ou qui ont des besoins de liquidités à court terme.

Il est possible de transférer les avoirs entre un compte à intérêts et une solution en titres à tout moment. De plus, changer de prestataire est généralement facile et sans frais.

Le jugement, décidé par un tribunal, marque la fin officielle d’un divorce ou d’une séparation et tranche sur les décisions prises. Il confirme que la séparation est légale. Même si certaines personnes se séparent sans jugement, il est important d’en obtenir un pour éviter les problèmes futurs. Cela vaut également pour les arrangements concernant les enfants de parents non mariés.

Lorsque les parents se séparent, les enfants peuvent être confrontés à différentes situations émotionnelles. Voici quelques schémas courants qui mettent en lumière les répercussions émotionnelles possibles sur l’enfant.

L’enfant intermédiaire : dans ce rôle, l’enfant devient le canal de communication entre les parents, exposé aux tensions lorsqu’il transmet des informations, ce qui peut créer un sentiment de loyauté partagée. Il est conseillé que les parents communiquent directement entre eux pour éviter de placer l’enfant dans une position inconfortable.

L’enfant observateur : l’enfant se retrouve souvent questionné sur sa vie avec l’autre parent, se sentant comme un espion et trahissant ainsi ce dernier. Il est préférable que les parents vivent leur propre vie sans interroger l’enfant sur des détails intimes.

L’enfant financier : conscient des querelles financières entre ses parents, l’enfant peut se sentir obligé de prendre parti. Il est essentiel de permettre à l’enfant de mener sa propre vie sans qu’il ait à se soucier de questions financières qui ne le concernent pas.

L’enfant réconforteur : dans ce rôle, l’enfant endosse la responsabilité de consoler ses parents face à leur détresse émotionnelle, ce qui peut compromettre son propre développement. Les adultes doivent être attentifs à ne pas confondre les rôles et à reconnaître les actions de l’enfant tout en l’encourageant à retrouver sa place d’enfant.

L’enfant qui rêve de réconciliation : même longtemps après la séparation, l’enfant peut secrètement espérer que ses parents se réconcilient, ce qui peut engendrer des sentiments d’anxiété, des fantasmes ou de la culpabilité. Les parents doivent être transparents sur la situation de séparation et rassurer l’enfant en lui faisant comprendre qu’il n’est pas responsable de la situation.

Selon la loi, il est nécessaire de respecter un délai de séparation d’au moins 2 ans avant de pouvoir entamer une procédure de divorce unilatérale. Ce délai commence à courir à partir du moment où le couple cesse de vivre sous le même toit.

Cependant, il arrive que certains couples choisissent de continuer à cohabiter pour des raisons pratiques. Dans ce cas, deux possibilités s’offrent à eux. Premièrement, il est possible d’engager une procédure unilatérale de mesures protectrices de l’union conjugale, au cours de laquelle le tribunal constate l’absence de conflit et entérine simplement la séparation. Deuxièmement, il est envisageable d’envoyer une lettre recommandée à l’autre conjoint pour officialiser la date de la séparation.